En octobre de l’année 2000, j’avais 22 ans.
J’étais mal dans ma vie, mal dans ma peau.
Les différents médecins que j’avais progressivement consultés diagnostiquaient chez moi une « hypersensibilité » provoquant dépressions chroniques et saisonnières.
Régulièrement sous traitement et suivi dès l’âge de mes 8 ans, j’ai cru parfois pouvoir m’en sortir. Cependant, l’aide médicamenteuse n’était un soutien que de courte durée comme un moment d’accalmie, un sursis, une bouffée d’oxygène… car après quelques semaines, les effets n’étaient jamais plus aussi actifs (et je le ressentais).
Je ne me sentais pas non plus guérir « du mal » qui grandissait en moi.
Ma période d’adolescence aura été d’autant plus difficile car je mélangeais ce que j’appelais à l’époque « drogues officielles et officieuses »… c’était pour moi « un protocole de confort ». C’est ce que j’ai cru d'abord car au fil du temps, ces conduites « addictives » ont progressivement eu de graves conséquences sur mon équilibre vital, physique, psychique et nerveux comme sur ma vie sociale en général.
C’est ainsi qu’à mes 22 ans et après quatorze années de «galère » j’ai rencontré en changeant d’emploi "une femme channel" et par son intermédiaire la médecine du ciel.
A l’âge de mes 8 ans :
Ce « mal » ou cette « maladie » sont apparus à ma conscience.
Je me suis mise à avoir peur, peur de tout… je ressentais comme des présences quand je pensais être seule... des images comme des idées terrifiantes se projetaient dans ma tête… j’étais souvent inquiète et angoissée… surtout le soir, car la journée j'étais aussi quelqu'un qui aimait rire.
Comme beaucoup d’enfants, je pensais m’imaginer ces choses « étranges » et le moment de l’endormissement était devenu pour moi comme pour mes proches un moment difficile à vivre. Je pleurais et étais terrifiée par l’idée de me retrouver seule dans le noir. (Cette peur de l'endormissement s'est d'ailleurs prolongée bien après l'âge de l'enfance)
Ces peurs pouvaient me conduire à me cacher sous mon lit, dans mon placard...
Personne ne semblait pouvoir comprendre qu’elles étaient mes angoisses, d’où cela me venait … et surtout, personne ne semblait pouvoir les calmer.
C’est ainsi que j’ai commencé à consulter et prendre un traitement par homéopathie.
Je ne savais pas à cette époque que déjà et de par mon âme j’étais médium...
Retour sur mon adolescence :
A partir de mes 14 ans, le suivi comme les médicaments ont dû être repris puis progressivement être intensifiés (antidépresseurs, anxiolytiques… jusqu’à l’essai de neuroleptiques… que je n’ai pu supporter).
Parallèlement à ces traitements, j’ai commencé à boire. J'étais à l'époque éloignée de ma famille et sans trop de repères. Fragile et rebelle, j'étais difficilement gérable. Sans m'en rendre compte, je suis devenue ce que l’on appelle « un alcoolique juvénile ».
J’ai ensuite et comme beaucoup de jeunes de mon âge « goûté » au haschisch. Je l’ai consommais d’abord occasionnellement, pour voir, pour rire… puis cela est rapidement devenu du quotidien (notamment le soir pour m’endormir).
Je m'y suis très vite accoutumée et très vite je n’ai plus pu m’en passer. J’ai bien essayé de m’arrêter seule, mais l’angoisse du manque me faisait rechuter. Progressivement je me suis donc enfoncée.
Les traitements médicamenteux engagés semblaient être sur moi peu efficaces, ou peut-être n'étaient-ils pas adaptés... je ne sais pas. Cependant, les symptômes restaient cycliques, et les effets secondaires lourds. C’est pourquoi, je suis allée à l’Hôpital St Anne en 2000 pour me renseigner sur le programme de « photothérapie » qui était encore expérimental.
C’est au même moment que je rencontrais Marie.M. et par son intermédiaire le ciel du Verseau me proposant d'être soignée par "l'énergie sacramentale", "l"énergie sacrée-divine".
J’ai donc effectué mon choix en fonction de ce qui me semblait être le plus proche de ma résonance personnelle.
J’étais croyante en Dieu mais ne me retrouvais dans aucun culte religieux.
Je ne partageais que peu ma foi mais cependant, j’étais convaincue au fond de moi que Dieu était vivant et que Lui seul pouvait me sauver.
J'avais foi en Lui car dans mes moments les plus difficiles, il m'avait été donné de ressentir comme une grande émotion, quelque chose de pur, de tendre, d’à la fois rassurant et protecteur… un amour sans faille.
Ce passage en moi me redonnait toujours l'espoir et l'envie de continuer à vivre.
C'est cette même émotion que j'ai pu retrouver auprés de Marie.M. durant les soins : quelque chose de pur, de fort, d'authentique. C'est ce qui m'aura redonné "l'envie"... l'envie d'exister.
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